Le soleil allié ou ennemi

Le soleil est un élément énigmatique. Tantôt il fait du bien tantôt il fait du mal !

Grâce au soleil et à ses rayons UV qui permettent de synthétiser la vitamine D et de fixer le calcium et le phosphore, les risques de rachitisme et d’ostéoporose sont réduits.

La lumière visible qui figure dans la gamme de rayonnement du soleil pénètre la rétine, parvient aux noyaux suprachiamatiques du cerveau via le nerf optique et augmente la production de mélatonine en fin de journée (« hormone du sommeil ») ; ce qui favorise l’endormissement la nuit. Il est aussi préconisé à petite dose pour certaines pathologies de la peau comme l’eczéma, le vitiligo ou encore le psoriasis.

Récemment, nous avons découvert des nouveaux bénéfices du soleil sur certains cancers.

Il y a une diminution des risques de cancer du côlon, du sein, de la prostate et dans les lymphomes non hodgkiniens. Mais nous ne savons pas si cela est dû à la vitamine D ou à d’autres facteurs liés à l’exposition du soleil.

En janvier 2014, une étude britannique publiée par « Journal of investigative dermatology » déclare que 30 minutes d’expositions aux rayons solaires est bonne pour le cœur. Les rayons UVA contribueraient à diminuer la pression artérielle et donc les maladies cardio-vasculaires ; grâce à l’augmentation du monoxyde de carbone présent dans la peau et du coup la dilatation des vaisseaux sanguins.

Mais le soleil peut aussi être dévastateur. Une exposition prolongée peut-être très dangereuse. Les rayons UVB sont responsables des carcinomes de la peau soit sous forme de lésions croûteuses (carcinomes baso-cellulaires) soit sous forme de bourgeons rouges en relief (carcinomes spino-cellulaires). Les carcinomes représentent 80% des cancers de la peau.

Suivent les mélanomes qui sont des lésions très pigmentées ou qui se développent à partir d’un grain de beauté (naevus). Ils sont plus rares que les carcinomes (environ 1%).

Les kératoses actiniques sont des lésions rouges ou rosées et rugueuses au toucher. Elles sont situées sur le front ou derrière les oreilles généralement.

Heureusement, que nous pouvons traiter tous ces cancers s’ils sont détectés assez tôt soit par radiothérapies, chirurgies ou chimiothérapies pour certains cas.

A l’heure d’aujourd’hui, où tout est digital et connecté, il y a des innovations mises en place pour mesurer le taux d’ensoleillement.

Fini le bon vieux réveil qui sonne toutes les 15 minutes pour se retourner sur sa serviette.

En premier lieu : le skin patch de l’Oréal. Le leader de la cosmétique lance un patch UV connecté. Il change de couleur sur la peau au contact des rayons UV. Prenez-le en photo et regardez sur l’application si votre peau a été endommagée par les rayonnements solaires ou si le vieillissement a été accéléré par exemple. Ce patch se vendra sous la marque de la Roche-Posay, courant 2016.

En deuxième lieu : le bracelet June de NetAtmo truffé de plusieurs capteurs, détecte les UVA et UVB. La personnalisation avec notamment le phototype permet d’indiquer à son porteur les instants où se mettre de la crème solaire ou porter des lunettes.

En troisième lieu : le maillot de bain de la société Spinali design connecté avec un capteur d’ensoleillement qui nous précise quand se mettre à l’abri du soleil ou mettre une protection solaire.

En associant la médecine avec la recherche de nouveaux traitements et de prises en charge optimales et le digital qui apporte un appui non négligeable dans la prévention des risques, on pourrait espérer une réelle diminution de ce type de cancers à l’avenir.

Les vieux réveils de nos grands-mères n’ont qu’à bien se tenir !

 

Sources :

www.lesobjectsconnectés.net

www.ligue-cancer.net

www.sc-hc.gc.ca

wwww.sciencesetavenir.fr

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